Hiérarchie et ascension sociale de nos ancêtres artisans et boutiquiers

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Avec ce fascicule, nous allons découvrir la situation des artisans et des boutiquiers urbains et ruraux, de chaque profession, sur l’échelle sociale. Nous allons voir comment, sur plusieurs générations, les familles d’artisans et de boutiquiers pouvaient s’extraire de leur condition, s’élever socialement ou parfois régresser.

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✔️ Les dénominations des artisans
✔️ L'éventail des métiers artisanaux ruraux
📖 48 pages
📷 Nombreuses illustrations
🎨 Impression tout en couleurs
📕 Format 21 X 30 cm
⚖️ Poids 0,230 g
📌 Imprimé en France
📅 Publié en décembre 2018
ℹ️ ISBN 978-2-918315-18-6

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    À la ville ou à la cam­pagne, les arti­sans se répar­tissent en une mul­ti­tude de petits métiers qui se dif­fé­ren­cient entre eux non seule­ment par la nature de leur tra­vail, leur savoir-faire, leur tech­ni­ci­té, mais aus­si par leurs reve­nus et le niveau de leurs for­tunes. Ain­si, s’il y a beau­coup d’artisans pauvres, il y en a aus­si de plus aisés et de mieux consi­dé­rés comme les « maîtres » des métiers deve­nus de véri­tables chefs d’entreprise à la tête d’un ate­lier ou d’une bou­tique.

    Cette grande diver­si­té du milieu arti­sa­nal est une source inépui­sable d’étonnement d’autant que les dis­tinc­tions entre, d’une part, pay­san et arti­san et, d’autre part, ouvrier et arti­san ne sont pas tou­jours aus­si nettes que de nos jours.

    D’ailleurs, dans les vil­lages, la grande majo­ri­té des arti­sans reste atta­chée à leurs ori­gines pay­sannes. Ain­si, ils cultivent presque tous un lopin de terre, vivent au milieu des pay­sans, tra­vaillent pour eux et par­tagent leurs espé­rances et leurs peines. Sou­vent aus­si, ils épousent une fille ou une veuve de labou­reur ou de jour­na­lier.

    Par contre, dans les villes, la mise en appren­tis­sage, le com­pa­gnon­nage et l’embauche à la fabrique ou à l’usine détachent pro­gres­si­ve­ment les arti­sans de leurs liens ances­traux avec le monde rural. C’est autant d’occasions pour eux d’ouverture sur l’extérieur, sur des espaces com­mer­ciaux plus larges, hors du vil­lage, de la ville et par­fois même du royaume.

    De plus, par leur posi­tion inter­mé­diaire dans la hié­rar­chie sociale, entre les pay­sans et les bour­geois, les arti­sans contri­buent lar­ge­ment à l’amélioration et la trans­for­ma­tion de l’habitat, du mobi­lier et de l’outillage. Ce sont des acteurs plei­ne­ment impli­qués dans le pro­grès social et maté­riel des XVIIIe et XIXe siècles.

    À noter que, comme les fron­tières entre arti­sa­nat et indus­trie sont floues, j’ai choi­si, dans ce Thé­ma, de n’aborder que très peu les arti­sans sala­riés des villes et des cam­pagnes, notam­ment ceux tra­vaillant dans le tex­tile. Une plus large place leur sera consa­crée dans un pro­chain Thé­ma dont le sujet sera Les ouvriers et les mineurs de l’industrie.

    Enfin, les arti­sans migrants sai­son­niers (maçons, chau­dron­niers, fer­blan­tiers, char­pen­tiers…) ayant déjà fait l’objet d’une étude dans le Thé­ma 6 inti­tu­lé Les migra­tions de nos ancêtres 1814–1914, ils seront seule­ment évo­qués dans ce Thé­ma. De même, le sta­tut des épouses et des filles d’artisans qui tra­vaillent avec leur mari ou leur père à l’atelier ou à la bou­tique, ayant déjà été étu­dié dans le Thé­ma 14 (Les femmes actrices majeures de nos généa­lo­gies), il ne le sera pas ici.

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