Les migrations de nos ancêtres 1814–1914

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Le XIXe siècle est celui des migrations des ruraux vers les villes. Grâce à l'analyse de cas concrets familiaux, ce fascicule vous aide à comprendre les raisons et les modalités de ces départs et à reconstituer les chemins migratoires. Chacun y trouvera donc des éléments et des pistes de recherche pour retracer la migration de ses propres ancêtres.

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✔️ Avec des cartes des grands axes de migrations professionnelles
✔️ Avec des cas concrets pour étudier les migrations de vos ancêtres
📖 48 pages
📷 Nombreuses illustrations
🎨 Impression tout en couleurs
📕 Format 21 X 30 cm
⚖️ Poids 0,230 g
📌 Imprimé en France
📅 Publié en décembre 2019
ℹ️ ISBN 978-2-918315-08-7

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    Ce fas­ci­cule a un double objet : défi­nir et pré­sen­ter les migra­tions de nos ancêtres en France métro­po­li­taine au cours du XIXe siècle et, grâce à l’analyse de cas fami­liaux concrets et au sui­vi de lignées entières, essayer de com­prendre les rai­sons et les moda­li­tés de ces dépla­ce­ments, notam­ment iden­ti­fier la cause du départ (« l’élément déclen­cheur »), puis recons­ti­tuer les étapes du che­min migra­toire de nos grands-parents des cam­pagnes vers les villes. Cha­cun y trou­ve­ra donc des élé­ments et des pistes de recherche pour retra­cer la migra­tion de ses propres ancêtres.

    La période de réfé­rence est celle qui débute avec la fin du Pre­mier Empire (1814) et s’achève à la veille de la Grande Guerre (1914). La socié­té se trouve alors à la char­nière de deux mondes : entre l’ancien ordre des choses, lar­ge­ment séden­taire et à domi­nante agri­cole et rurale, et l’ordre nou­veau, mobile et à domi­nante indus­trielle et cita­dine. Cette longue durée, véri­table « siècle du déra­ci­ne­ment », voit l’accélération de l’émigration pay­sanne, d’abord sai­son­nière puis pro­gres­si­ve­ment défi­ni­tive, en direc­tion des plaines agri­coles ou des villes qui réclament une impor­tante main‑d’œuvre pour les besoins des cultures nou­velles, des métiers indus­triels ou ter­tiaires et des grands chan­tiers fer­ro­viaires ou urbains. Ce mou­ve­ment de grande ampleur est faci­li­té par l’amélioration des moyens de com­mu­ni­ca­tion : en effet, le rem­pla­ce­ment des voi­tures de coches par le che­min de fer et l’apparition des pre­mières auto­mo­biles abo­lissent les dis­tances à l’intérieur des fron­tières et élar­gissent consi­dé­ra­ble­ment l’espace géo­gra­phique de nos aïeux. Cette émi­gra­tion inté­rieure, qua­li­fiée abu­si­ve­ment d’« exode rural », va aus­si bou­le­ver­ser dans sa com­po­si­tion et sa struc­ture sociale les vil­lages, la hié­rar­chie des métiers et, au final, les ménages de nos ancêtres (cf. le Thé­ma 4).

    Ain­si, aucune famille, ou presque, n’échappe à la pers­pec­tive d’un départ plus ou moins loin de la com­mune d’origine. De nos jours, rares sont les familles urbaines dont les ancêtres ne viennent pas d’un « ailleurs » situé à la cam­pagne et dont le sou­ve­nir est par­fois confus dans la mémoire. Il ne tient qu’à nous de le redé­cou­vrir en mobi­li­sant toutes les sources et les archives mises à notre dis­po­si­tion… et elles sont nom­breuses.

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