Les signatures de nos ancêtres, ou l’apprentissage d’un geste

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Pour le généalogiste, la découverte d’une nouvelle signature est toujours un moment chargé d’émotion ! Ce sont ces marques singulières, ces petits signes de vie de nos ancêtres que je vous propose de découvrir et d’étudier grâce notamment à une grille inédite d’évaluation des signatures.

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✔️ Que nous révèlent les signatures sur nos ancêtres
✔️ Pour évaluer le degré d'alphabétisation de vos ancêtres
📖 48 pages
📷 223 illustrations
🎨 Impression tout en couleurs
📕 Format 21 X 30 cm
⚖️ Poids 0,230 g
📌 Imprimé en France
📅 Publié en février 2018
ℹ️ ISBN 978-2-918315-05-6

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    Ce numé­ro 3 de la col­lec­tion Thé­ma vous pro­pose de décou­vrir un élé­ment essen­tiel de l’intimité de nos ancêtres : les signa­tures qu’ils ont tra­cées de leur main sur les actes anciens.

    Si pour nous, tra­cer notre signa­ture est un geste fami­lier, ordi­naire, un acte fré­quent, répé­té régu­liè­re­ment au cours de notre exis­tence, il n’en fut pas tou­jours ain­si. Autre­fois, si on le pou­vait, on affir­mait son appar­te­nance sociale ou son iden­ti­té par l’usage d’armoiries, d’un sceau, d’un emblème ou d’un insigne. C’est au terme d’une longue ges­ta­tion, sur dix siècles, du VIe au XVIe siècle, que l’ordonnance de Fon­tai­ne­bleau, en 1554, puis l’ordonnance civile d’avril 1667, vont rendre obli­ga­toire l’apposition d’une marque auto­graphe du nom propre d’abord sur les actes nota­riés, puis sur les actes de la « minute » des registres parois­siaux. Dès lors, c’est une nou­velle concep­tion de l’individu et de son iden­ti­té qui s’affirme : la recon­nais­sance d’un être sin­gu­lier, unique, par­fai­te­ment iden­ti­fiable.

    Tenant à la fois de l’écriture et du des­sin, du mot et de l’image, cette marque hybride, véri­table empreinte manus­crite de nos ancêtres, varie selon sa taille, sa forme, sa place, sa lisi­bi­li­té, sa sub­stance (encre, sang…), son sup­port ou son rap­port à l’identité (il est ain­si pos­sible de signer d’une croix, d’un des­sin, d’un pré­nom et d’un nom, ou l’un des deux, d’un sur­nom, d’un titre hono­ri­fique, d’un nom de terre, ou même d’une indi­ca­tion du rang social ou fami­lial…).

    Pour le généa­lo­giste, la décou­verte d’une nou­velle signa­ture est tou­jours un moment char­gé d’émotion ! On mesure alors l’effort ou la flui­di­té, l’hésitation ou l’aisance, de celui qui a lais­sé, par-delà le temps, cette trace sin­gu­lière de sa pré­sence en un lieu et un moment don­nés. Ce sont ces marques manus­crites, ces petits signes de vie de nos ancêtres que je vous pro­pose de décou­vrir et d’étudier grâce notam­ment à une grille inédite d’évaluation des signa­tures (voir page 31).

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